Mon étalage de saumons patinés

Vie merveilleuse et trépidante d'un croisé d'ours, de chat et _paraît-il_ d'humain vaguement concerné par la conservation des koalas _lubie qui m'a rapidement passé quand j'ai appris comment les sus-cités mammifères alimentent leurs rejetons_ mais en terri

26 septembre 2007

Les joies quadrupèdes

Je contribue activement à l'exploitation des étudiants dans le monde du travail! Je pense même être en tête du classement: 30€ pour 20 heures de boulot: une barge me paye pour que je garde sa chienne _un croisé de labrador et de char d'assaut_ à domicile. Au programme des réjouissances des heures interminabes loin de mon frigo, de Nounours et amputé de tout décodeur TNT. C'est-y pas beau tout ça? Et merci qui? Ben merci madame ANPE de me proposer des emplois fantômes et de me laisser me débrouiller comme un grand _autant troquer ma licence de socio contre une formation de maître chien. Bref, m'appart est plutôt cosi, style marbre et meubles en chênes-que-t'oses-même-pas-poser-un-mouchoir-dessus, mise à part la mygale géante _Hugo_ suspendue au mur et qui fout un peu les jetons... heu je précise que Hugo est mort et sous verre.
Heureusement que j'ai pris un bouquin parce que je me voyais mal potasser "L'art du crochet".
Ah l'angoisse! J'étais gentiment en train de zapper quand je suis tombé sur la chaînes de vidéo-surveillance... enfin LES chaînes. Au total: une dehors, deux autres dans le couloir et encore une devant les boîtes aux lettres _comment ça, personne ne s'est jamais fait braquer sa boîte aux lettres?? Mais si, mais si, dans le monde cruel de la copropriété, les temps sont durs! Bref, maintenant, je regarde discréto s'il n'y en a pas planquées dans l'appart. J'imagine la prochaine fois que je viendrai: "Jeune homme, je vous ai vu uriner sans relever la lunette! A propos, sachez que j'ai programmé le frigo pour qu'il explose si jamais vous l'ouvrez derechef".
SOUFFLE SOUFFLE!! Suis remonté en rampant. J'explique: un cirque a posé ses quartiers pile sur le terrain où la chienne s'ébroue en temps normal. Total, je vais péter à douze années lumières pour éviter l'affrontement du siècle. Mais quelle bonne idée! Rappeles-moi à tout prix de revenir là où les herbes m'arrivent jusqu'au genou. A l'heure où je vous parle, la chienne s'est volatilisée dans la végétation. Après avoir passé trois siècles à âtonner dans la jungle _j'ai eu du bol de pas tomber su un cadavre planqué au milieu des fourrés_ je finis par retrouver l'animal en pleine séance d'expulsion d'une famille taupe à grands renforts de ramponneaux... les tristes cas de régularisation des sans-papiers. Sur le chemin du retour, je tire comme un malade sur la laisse pour éviter une émeute de lamas...Mais peine perdue! L'animal m'arrache du sol et me traîne sur un bon kilomètre avec la ferme intention d'aller filer une raclée mémorable à une autruche. Voyant sa mort arriver, la poulette se trisse à toute blinde d'une démarche qui, je le remarque, frise la démence. S'entame alors une course poursuite inoubliable rythmée par des bêlements affolés et des crachats de lamas _que j'ai remarquablement bien évité_ poursuivi par une poignée de forains. Tant bien que mal _et avec l'aide de mes nouveaux amis_ j'extraie le pauvre volatile à la convoitise du canidé et hélitreuille la bête loin de l'autruche qui a sûrement passé la frontière à l'heure qu'il est. Sur ce, les forains m'enjoignent vertement de me livrer à un acte sexuel à coups de VA TE FAIRE FOUTRE!!

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21 septembre 2007

Eths

Comme je suis fainéant en ce moment, que j'ai une flemme incroyable, en pleine crise de "pas envie de me bouger", je vais me contenter de vous "faire profiter" de mes goûts musicaux. Donc voici tout de go un clip du groupe Eths, Samantha. Avis aux amateurs de Michel Sardou: c'est pas pareil.

Ca se passe ICI


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Eths est un groupe de métal français originaire de Marseille formé de cinq membres. Candice (Chant), Staif (Guitare, Chant), Greg (Guitare), Matt (Batterie) et Geoffrey (Basse) qui remplacent Roswell (basse) et Guillaume (Batterie) _comment il se fait pas chier le mec à brosser ça en deux secondes. Mais que dire? A part que, lorqu'on les comprend, les textes sont d'une rare beauté mêlée de cruauté et de douleur. La voix de Candice _oui oui c'est un humain de sexe féminin qui chante... NON c'était pas un homme avant non plus_ rivalise avec les plus puissants organes des interprètes de métal et, quoi qu'on en dise, on ne peut qu'en reconnaître sa totale maîtrise. Car enfin, quand Candice passe de femme à démon, lorsque son chant se mue de sirène à rugissement, on ne peut que rester pantois devant tant de virtuosité. Faisant vibrer ses cordes vocales à 6 octaves, elle nous transporte dans un univers de terreur et d'affliction dans lequel je me sens bien.

 

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17 septembre 2007

Nelly s'émancipe

Hum farpait, pour une fois, je ne serai pas à la bourre chez Appelez-Moi-Sarah. Il est 9 heures et… OHNONDEPUTAINDEDIEUDESALOPERIEDE !!! C’est Nounours qui a ma carte de bus et je précise qu’en ce moment, carte et chéri se trouvent de l’autre côté de la ville. OH NOOOOOOONNNN !!!

 

Arrivée au bureau d’Appelez-Moi-Sarah avec la langue par terre.

-Ben alors vous avez couru ?

-Ai raté le bus… Ai perdu un poumon…Dois m’asseoir…

Effectivement, je m’assois…et pulvérise littéralement la chaise. Je la réduis ni plus ni moins à un état abstrait, genre dossier à l’horizontale et pieds en grand écart. Subséquemment, je me demande s’il ne serait pas préférable que je fasse semblant d’être tombé dans les golden vu que A-M-S, à en juger par ses yeux exorbités et sa tête pivoine, a l’air à deux doigts de l’explosion. Pas le moment de dire une connerie, pas le moment de dire une connerie ; cette femme peut se montrer violente. A tout prix éviter tout geste brusque, voiiiiiiilàààà, comme çaaaa. Impecc, je me drape dans ma dignité et pose un regard navré sur l’objet de mon homicide… et je ne peux pas me retenir : « Vous pourrez toujours en faire don au musée Dali ».

CRETIN !! Ca y est, elle va te tuer maintenant c’est malin ! Dans un ultime réflexe de survie, j’essaie de m’investir du syndrome de Stockholm.

-Enfin euh…je suis désolé. Je pensais pas avoir une telle puissance dans le… Je veux dire, chui super mal-à-l’aise là…

- Ce n’est pas grave, il faut changer le mobilier de toute manière.

Je reste comme seize ronds de flan ! Je viens de réduire à néant un meuble de la nana la plus instable de l’univers et je n’écope même pas d’une toute petite balle dans le genou ?

 

Eh ben oui ! Aujourd’hui, Appelez-Moi-Sarah était d’humeur très jouasse. Si si comme je vous le dit: truffe humide, poil brillant et tout le bataclan. Je n’ai pas osé m’enquérir de cette soudaine bonne humeur; je me suis tassé dans une autre chaise _en m'asseyant à la vitesse d'un limace_ et j'ai attendu qu'elle ait terminé de me dégoiser.

 

Et je suis parti.

Comme ça.

Bon.


Mais c’était sans compter sur le bol qui me caractérise. En chemin, je croise une pure malade qui était à la fac avec moi: Esméralda. Non. NON! Laissez-moi vous décrire l’engin: un mètre sur deux, dont soixante-quinze bons centimètres comptabilisés par le front.  Mais si il n'y avait que ça, ça serait supportable. Le truc, c'est que si vous avez le malheur de décocher un regard à la chose, vous êtes CUIT, fini j’vous dis!

Vous êtes partis pour trois ans dans vos études de socio, persuadé que tout se passera aux petits fenouils, et elle vous voit. Et là, c’est fini: elle squatte à côté de vous voire sur vous, parle à la place du prof _ « Oui mais moi chui pas d’accord là, parce que dans Femina, j’ai lu que…Et puis ma mère elle dit… Tu sais que j’ai des chats… Et qu’y sont beaux mes chats, que je leur mets des nœuds dans la tête et qu’y en a un qu’est blanc et que l’autre l’est noir…Je t’ai parlé de mes chats? »_ et, vu qu’elle a pas suivi parce qu’elle parlait de ses CHATS _un peu comme vous, les doigts crispés sur le banc pour pas faire une grosse bêtise en plein cours_, ben Esméralda, elle vous retire carrément votre feuille des mains pour recopier ce qui vient d’être dit avec ces mots: « Il va vraiment trop vite ce prof ».

Là, honnêtement, je culpabilise, parce que j’ai refourgué mon fardeau aux autres: je m’étais fait pas mal de potesses _un bon groupe quoi, à délirer non stop et à se fendre la poire pour des pures conneries_ et Esméralda a suivi le mouvement. J’ai imposé ça à d’autres êtres humains. Sans rire, on en est venus à faire des roulements pour s’asseoir à côté d’elle.

 

Un jour, on s’est tapé une méga crise de rigolade en plein cours d’informatique _enfin genre_ : Esméralda, gagnant haut la main la palme de la nana la plus lourde au monde, se retourne vers ma personne avec ces mots :

 - Ton pseudo sur Internet ce n’est pas Nelly ?


Hystérie collective de moi-même accompagné des potesses !! Dès que la dingue faisait mine de nous lâcher, quelqu’un n’avait qu’à balancer un « Nelly » pour qu’on recommence à se tordre de rire. Vaness était même allée jusqu’à rayer mon prénom sur le cahier d’appel et l’avait remplacé par Nelly, le corps enseignant _laissez-moi rire_ n’y a vu que du feu !


Bref, je vois donc débouler Esméralda en bagnole _trois morts comptabilisés_ et je me jette à corps perdu dans un sprint exceptionnel _perdant par la même occaz mon deuxième poumon. J’espère de tout cœur qu’elle ne m’a pas vu parce qu’elle est tout à fait capable de me courser en voiture. Donc je vole jusque chez moi et me barricade, on n’est jamais trop prudent.

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15 septembre 2007

Nounours Destructor versus Punaise de la Mort

Ce soir, alors qu’on était gentiment en train de télécharger moult musique et de brûler des billets de 500 francs _très new age du libéralisme comme activités_ un TVNIMQFPQM (Truc Volant Non Identifié Mais Qui Fait Peur Quand Même) s’est offert un ptit séjour aux frais de la reine dans notre lustre du salon. En bons mâles, nous avons d’abord giclé hors de la pièce, puis réalisant que nous laissions tout de même des objets de valeur _ordi et billets donc_ sur le terrain de chasse de Cerbères, nous avons échafaudé un plan d’élimination pur et simple.

Moi : « Ok, on laisse la fenêtre ouverte jusqu’à ce qu’elle se barre »

Nounours : « Le chat résistera pas au plongeon de la mort du 12ème étage »

Moi (très débile par le fait) : « Comme s’il était assez con pour sauter »

Nounours se contente de lever un sourcil bourré de sous-entendus avec ces mots « Mon levage de sourcil est bourré de sous-entendus ».

Bon d’accord, je me dis que dans les films, la meilleure stratégie c’est de débarquer comme un barge et de dégommer tout ce qui bouge à grand renfort de uzzis nous nous glissons donc dans le salon tels des sioux armés d’une bombe à chiottes _senteur marine, je me suis dit comme ça que la bestiole serait forcément déstabilisée vu  qu’elle ne vient pas de la plage. Jetant des regards apeurés en direction du patte-à-terre de la terreur du ciel _le lustre_, nous nous délectons un moment du spectacle de Cosmo en position d’attaque combiné de regards de convoitise en direction de plafond _manque plus que les couverts dans les mains. Mais nous chassons l’énergumène à grands renforts de coups de latte _non sans le garder sous le coude au cas où les choses tourneraient mal.


Nounours, armé d’un charmant porte-document vert anis, assène moult coups sur la loupiote sans aucun résultat. J’asperge abondamment. Même effet. Finalement, on se dit que la bestiole a 1) été boulottée ou 2) profité de l’élaboration de notre stratégie pour se faire la malle. Que nenni ! C’est un véritable hélico qui nous fonce dessus !!Et là je vous raconte pas la débandade dans les troupes ! Nounours manque me décapiter avec le porte-doc, moi je me séquestre dans la chambre pendant que le monstre pulvérise l’ordi en l’utilisant comme tremplin pour choper l’engin.

 

Finalement, après une bonne série de crac, boum, plang, moooooooooooow, aïe ptain de chat, j’t’ai eue saleté, Nounours pénètre dans la chambre et se prosterne sur ses rotules, brandissant le porte-doc comme une coupe du monde en hurlant « YYYYEEEEEEESSSSSSSSSS JE L’AI EUE !!!


Et c'est le moment où nous constatons que le TVNIMQFPQM est en réalité une punaise qui laisse échapper un exquis fumet qui dissout nos muqueuses en deux secondes chrono.

A l'heure où je vous parle, mini-monstre est toujours en train de zieuter le lustre dans l'espoir qu'un encas va en sortir. Dieu me préserve...et me tripote.

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12 septembre 2007

La vérité est ailleurs

Nounours a plié bagage à sept heures pour cause de boulot-sur-chantier… et m’appelle une heure plus tard. Méga frais, je décroche :
-Gwuahllô ???

-J’arrive pas à trouver le chantier en plus quand j’ai appelé le patron, il m’a envoyé chier. J’en ai ras-le-cul ! Je sens que je vais rentrer.
Mais pas moyen de piger quoi que ce soit ! Je suis tellement dans le pâté que Nounours pourrait aussi bien me parler baleine, j’aurais pas moins bien capté. Pas impossible que je me sois rendormi vu que je suis relégué par un double-appel. Depuis, plus de nouvelles, comme ça pouf !
Bon.


Vu que le monstre m’a entendu faire du bruit _bruit qu’il amalgame grosso modo au même genre de brouhaha qu’on émet quand on l’engueule mais allez savoir pourquoi, il adore ça_ et, étant en besoin urgent d’un griffoir humain, se fracasse contre la porte. Je préfère ouvrir vu qu’il est capable de la défoncer…et là INCROYABLE ! La bête file à toute blinde sous les draps et se livre à une séance ronron de premiere cordée. Dingue ! Je garde même l’usage de mes yeux quand je m’approche pour lui bisouter le groin… Deuxième essai de poutou-poutou, ça propulse la turbine à ronrons au max. Dieu me tripote.


Levé à 8h30 ! J’hallucine. Le monde fait très terre dévastée avant 10 heures. Dans un élan de curiosité, je me livre à un allumage de télé, histoire de vérifier si les ondes ont commencé à émettre à une heure aussi indue.

Je confirme elles ont. Je reste comme seize ronds de flan devant la nazitude extrême de Dora l’exploratrice qui, devant mes yeux exorbités, prononce cette phrase :
-Vous savez ce que j’ai vraiment envie de faire ?
Et là, je ne saurai jamais ce dont la débridée Dora rêve de faire vu que Cerbères choisit ce moment-là pour courcircuiter la multiprise de la télé… même lui n’en pouvait plus de cette débauche de bilinguisme !

 

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Privé de Dora _bouuuh !!_ je décide de me débarasser tout de suite de ce que j’ai à faire _en gros: acheter un timbre. A moins d’une hallu, la rue est déserte. Je croise juste un couple d’employés des espaces verts qui sont en pleine joute de sécateurs. Normal.

Arrivé au bureau de tabac, il se passe un truc non-répertorié sur le catalogue de l’Etrange : tous les vioques présents _c’est-à-dire les seuls clients_ s’arrêtent de parler. Net… Ptêt que le chat a sauté sur leur peacer-maker. Je regarde nonchalamment les quelques magasines trônant dans les rayons _d’ailleurs, je trouve ça moyen de metre les magasines de cul juste au-dessus du Picsou magasine_ genre j’ai pas percuté que tout le monde a tourné roi du silence. Je me livre à un test : je change de rayon, regarde subrepticement derrière moi et constate que tous les vioques sont quasi hypnotisés par ma personne. Même chose, même effet. Je recommence une troisième fois et je me retourne d’un coup sec _genre j’ai trouvé le magasine de mes rêves. Et là, je manque de provoquer collision de centenaires-qui-font-demi-tour-tous-ensembles. Après ça, les chevaliers au sécateur vont me sembler tout à fait sains d’esprit.

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10 septembre 2007

Appelez-moi-Sarah et le Géant rouge

J’ai rendez-vous à 10h30 avec ma conseillère d’orientation, Appelez-moi-Sarah, et , en bon lève-tôt que je suis, il est déjà 10h05. Speed speed dans l’appart ! J’ai déjà perdu une bonne quinzaine de minutes à expulser le monstre de sous le lit en tentant d’éviter de réveiller Nounours. Finalement, de deux maux, j’ai choisi le moindre (je préfère une sévère engueulade qu’un arrachage de bras certifié conforme… comment je ferais pour refourguer mon dossier à Appelez-moi-Sarah ?), j’ai délogé Cerbères à coups de New rock et j’ai tout bonnement giclé hors de la chambre avant de me faire buter par Nounours.

 

Arrivé à 10h45 (la honte) au bureau de A-M-S qui n’a pas l’air contente du tout et qui commence à criser sévère quand je lui annonce que je ne me suis pas inscrit aux douze millions d’associations préconisées par le CCC (le Comité des Casseurs de Cul). Je la distraie direct en lui disant que je suis méchamment intéressé par le boulot de conseiller d’orientation _trop pas. Bon point : en chemin je me fais reluquer par un type qui manque la collision en bagnole et j’ouïs une converse trop poilante entre deux vioques :

Vioque 1 :Comment il s’appelle ce pays déjà ? Ah oui le Coran !


Son poteau : Ah oui j’y suis déjà allé !


Je vous raconte pas comment j’ai dû me retenir pour ne pas exploser de rire.

 

Nounours et je allons retrouver une potesse de premier accabit. Arrivedercci

 

Aprèm sympa avec notre gloomyfriend et sa « petite » sœur Anne _qui fait le double de ma taille. Rien à signaler si ce n’est que j’ai failli me friter avec un footeux à fort potentiel poilogène _crète dressée parée d’un magifique pull rose pédale.

 

Puis direction un grand restaurant belge à restauration rapide _chut chut pas de marque. Une fois de retour, Nounours lance à la cantonade ce qui nous a semblé être ue bonne idée sur le moment : « Et si on montait les 12 étages à pied ? ». Au début, on a vu ça comme une belle expérience à vivre… sauf qu’une fois au 8ème étage, tout le monde avait perdu un poumon et se mettait à ramper sur les marches. Une fois chez nous, on se serait cru à une réunion d’asmathique. Anne ressemblait grosso modo à la fiancée de géant vert mais en rouge.

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08 septembre 2007

Ghhhha, ai plus les yeux en face des trous!! Dois m'en aller à 11 heures, suis vanné!

 

Histoire de "faire plaisir " à mon pôpa, et dans un élan de générosité _d'égarement?_, j'ai décidé d'aller passer une aprèm chez sa personne... je n'apprendrai donc jamais!
Explication: mon géniteur habite un désert social, la belle ville... euh village... hameau... bref un truc de 13,7 habitants _en comptant le chien_, tenez-vous bien... Saint-Féliu d'Avall (s'il vous plaît). Ah Saint-Féliu! Son monument aux morts (10 noms), son épicerie FINE où tu dois hypothéquer un membre de ta famille pour pouvoir acheter une bouteille de coca, ses habitants toujours souriants et terriblement jeunes_au bas mot, la plus jeune s'appelle Ernestine et vient de souffler ses 80 bougies). Que du beau monde quoi! Je vous laisse imagine les distractions; mes passe-temps oscillent entre la télé à outrance _comme si mes pauvres neurones avaient besoin de ça_ et triturer le piaf crevé sur la terrasse.
Mon seul lien tangible avec le monde reste mon portable par le truchement duquel je reste en contact non-stop _enfin autant que le permet le réseau préhistorique de Saint-Féliu_ avec Nounours, reconverti pour l'occase en anti-dépresseur minute.

 

Quelle mauvaise langue je suis! Les araignées sont là pour me tenir compagnie.

 

Blague à part, je déteste ce genre de village-dortoir à la mentalité vieille France!

 

En plus, l'éclairage de la salle de bain de mon géniteur me fait paraître encore plus roux que je ne le suis. Plutôt inquiétante cette affaire, plus les jours passent et plus je ressemble à un écossais. Vous allez voir qu'un de ces quatre, Nounours va me mitonner une bonne panse de brebis farcie et me servira du Chéri O'Connor sur fond cornemuse.
Autant prendre les devants et demander à père de me payer un voyage à Edimburgh pour que je renoue avec mes racines. J'entends d'ici l'appel du kilt!

 

Non mais franchement, autant s'adresser à un canard à ce compte-là! Voici, prise sur le vif, la réaction de père: "Tu verras un jour, on ira à Barcelone".
Euh allô?

 

Tiens, une tâche sur le sol a la forme de l'Uruguay _enfin je suppute qu'il s'agit de l'Uruguay.


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SOS!!!!! Je rentre ce soir et Nounours reçoit des poteaux! Le bémol? J'ai mon poids en affaires à monter et pèe tient absolument à me filer un coup de paluche. Et pour des raisons que je tairai, je me dois de ne pas exposer mon géniteur aux populations normales.
Si jamais je me chope la honte du millénaire devant les potes à Nounours mon père MOURRA. IL MOURRA!!

 

Finalement, tout baigne, les poteaux de Nounours arrivent à dix heures. Bonne soirée tout un chacun.

Posté par DeliriumBear à 21:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A donf dans le soutient

Levé à 13 heures pour cause de réception d’ours à 4 heures passées. Histoire de faire bonne figure, j’ai joué à fond la carte du « oh tiens, déjà là ?! J’ai pas vu le temps passer » alors que je scrutais les minutes qui défilaient à la vitesse de l’escargot. Dès que Nounours et je avons posé la tête sur l’oreiller, j’ai sombré dans un coma profond duquel je n’ai émergé qu’en début d’aprèm. Histoire de éveiller chéri « en douceur », j’ai déposé _non sans l’intervention de gants isolants_ notre fauve dans le lit. La réaction ne devrait pas se faire attendre.

 

Bingo ! Ours est réveillé et son pyjama comme qui dirait squatté par une boule de poil en pleine séance de varape. Une fois Cheeta décroché, Nounours _que le duel a mis sur les rotules_ est à deux doigts d’aller se repieuter quand je brandis sous ses yeux un ptit dèj’ de derrière les fagots. Je vous raconte pas l’intensité du baiser post-surprise. Bilan de la nuit : ours a marqué mon nom au fer rouge _enfin à la craie blanche_ pas moins de quatre trottoirs !! Chui trop fier, pas impossible que je lui file une photo dédicacée pour ce soir, histoire que les populations puissent mettre un visage sur le nom _qui sait, peut-être que je vais être adulé par un groupe d’adorateurs des rouquins d’un des bleds avoisinants. Bref, chéri reprend le boulot ce soir à ceci près qu’il finit à CINQ HEURES DU MAT. Là, je déclare forfait, à moins de filer une canette de red bull au chat, rien ne fera rester mes mirettes ouvertes jusqu’à l’aube.

 

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Soutenant à donf les expérimentations scientifiques et tout le toutim, nous nous sommes livrés avec Nounours à un crash-test avec Cerbères _de son vrai nom Cosmo. J’explique : nous avons placé la bête _après un épluchage de main règlementaire_ au sommet du frigo histoire d’observer la réaction… qui ne s’est pas faite attendre. En cinq minutes, le monstre a glissé comme un seul homme le long du frigo ; mais manque de bol, le bête a mal calculé son élan et s’est encastré coussinets devant droit dans le pied du canapé. Je lui filé l’accolade de la récompense en guise d’admiration _façon féline, je précise. Le matou est fier comme un viking, style à se pavaner et à tortiller du croupion dans tout l’appart. C’est mon mini-monstre ça !


 

 

 

Peux plus peux plus ! Ai les yeux comme des guimauves mouillées. Peux plus l’exprimer. Ai attendu Nounours jusqu’à 5 heures du mat… Même le cmonstyre n’a pas tenu, il s’est éclaté sur le lit à ma place. Vais me coucher avec lui !

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07 septembre 2007

Complètement à l'ouest

Réveillé A L'AUBE par un chéri tourneboulé! Il doit aller s'inscrire dans une agence Interim et, à cet effet, a un besoin immédiat de "mon soutient" (par le biais de quel prodige je peux réussir à le calmer moi? A part en le droguant...). Bref, autant dire qu'il y a de forts risques que je m'endorme sur le chemin... ou que je gèle, vu le vent polaire. Mon chéri qualifie cette tornade de "douce brise", n'empêche qu'il a quand même mis un pull! Vu qu'il n'est pas impossible que j'aie à le traîner jusqu'à l'agence, je devrais aussi bien me mettre au café histoire d'emmagasiner un max de forces.

BEURK! Non mais qui peut bien boire un truc pareil???

Le pif collé contre la vitre de la voiture, on arrive finalement à l'agence Interim _un genre de placard avec des bureaux_ où nous sommes assiégés par pas moins de QUATRE conseillers. Sous mes yeux hagards, mon chéri se fait littéralement enlever par l'Oberfuhrer de l'agence et resort du bureau fier comme un pou avec un boulot pour la nuit _y va marquer la route, j'espère qu'il écrira mon nom en capitales sur le bitume^^

Quatre millions d'années après, je me livre toujours à une psychanalyse pour faire en sorte qu'il arrête de se mâcher les mains mais rien à faire, le gars est aussi stressé qu'un binoclard un jour de rentrée. Total, j'ai remisé le soutient moral pour le remplacer par un soutient physique: je l'accompagne au boulot. C'est que je l'aime moi mon nounours!

Petit bémol: mon nounours en question plie bagage à 4 heures du mat, il va falloir que je finisse les réserves de Red Bull si je veux être au top quand il rentrera!

Si jamais vous avez des doutes quant au degré de votre amuuuuuur pour une personne, je vous conseille de procéder à une petite séance d'empathie. Et là, si vos boyaux font des loopings alors que c'est votre chéri perso qui est censé être stressé, vous pouvez décemment déclarer que vous êtes accro. Attention, je ne parle pas du petit stresson de lycéen, mais plutôt de la grosse angoisse style "et une supposition qu'un gorille soit dans mon placard?". Pour les nanas, ça se traduit en général par de bons gros mickeys et pour les gars, ça se passe tout en intérieur _si vous voyez ce que je veux dire et je sais que vous voyez. Là tout de suite, je me prépare à accompagner nounours à son boulot perso et je ne vous raconte pas l'état! J'ai comme qui dirait l'impression de l'abandonner sur un rafiot en train de sombrer.Alors sans ambage, je le déclare tout de go: NOUNOURS, JE T'AIME!!

RHHAAAAA je vais me liquéfier dans mes pompes!! Je vais plonger ma tête dans le congélateur histoire de pouvoir retrouver figure humaine et je vous raconte.

Brrrr j'ai la morve gelée mais je peux enfin respirer normalement. Voilà le topo: toujours animé de la volonté inébranlable d'entrer tout droit dans le top 3 des meilleurs chéris, je me suis fadé la marche de la mort pour trouver cette #*~^ de boîte où Nounours était censé bosser... Total, trois siècles plus tard, vannés complet, on s'est résolu à appeler l'employeur fantôme. C'est à peu près à ce moment, et après avoir crisé grave, que j'ai abandonné tout espoir de nomination et que j'ai lâché Nounours à son sort, comme ça, au détour d'un rond-point. Très finaud, j'ai dû regagner mon chez-moi à pied _en tout un million d'année de marche à pied. Moi qui pensais être au top de ma condition physique grâce à mes abdos, je dois me rendre à l'évidence: ce n'est pas aujourd'hui que j'entamerai une course avec Red XIII.

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Pour me faire pardonner, j'ai dévalisé un jardin public qui n'avait rien demandé à personne et j'ai piqué des fleurs au pif avant que le gardien rapplique... mais en sautant le portail, mon fute est resté accroché aux piques et je n'ai réussi à sauver qu'une seule fleur... je vous raconte pas la tronche du végétal!

Posté par DeliriumBear à 00:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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