23 mai 2008
Un peu de pub
Le mystère Giuien est enfin résolu. Allez donc vous SIMiser juste ici.
Toujours aussi drôle et à côté de la plaque, cet à-coté du blog de Giu nous offre une autre perspective _tout aussi flatteuse que l'ancienne_ de la sus-citée. Toujours aussi poilogène.
Prats-de-Mollo, c'est naze!
Chose promise, chose due: je vais vous raconter comment je me suis malgré moi retrouvé en pleine montagne avec Asnia.
Notre prof de géo _un genre de pro-lesbienne militante du plus pur style G.I. Jane_ avait décidé de nous faire étudier la composition du terrain du fier hameau qu'est Prats-de-Mollo. Ah Prats-de-Mollo! Sa place animée _une échoppe et des pompes funèbres_ son monument aux morts_trois noms_ et ses quelques 13,5 habitants _en comptant le chien. Mais on avait été prévenu: on n'aurait pas droit à la civilisation mais aux sommets enneigés, histoire de mieux ressentir l'appel de la nature. Déjà, le matin, goudougirl nous aboyait dessus pour qu'on grimpe plus vite dans le bus, elle était d'une bonne humeur proprement révoltante. C'est une fois installé que les choses ont commencé à mal se goupiller; déjà, Asnia a absolument tenu à s'asseoir à côté de moi au fond du bus. "Elle t'aime!" m'avait dit Sophie avant de laisser deux places vacantes entre elle et la représentante du syndicat des petites égoutières. A un moment donné, Asnia s'assoupit et j'envisage de l'enjamber pour aller reprendre une gorgée d'air non-contaminé. J'amorce un mouvement et là c'est le drame. L'apocalypse. Je fus submergé par l'abjection. Asnia éternue et vomit en même temps. Sur moi. Il est tout juste neuf heures. Je gueule jusqu'à ce que capote en chef arrête le bus pour qu'on se débarbouille. Une fois dehors, je vide quinze litres de flotte sur mon fute et je décide d'abandonner ma veste dans une poubelle. D'ailleurs, je vois au regard du conducteur qu'il ne m'aurait pas laissé remonter avec.
C'est donc tout puant que je remonte dans le bus pour une journée 1) sans veste et 2) couvert de vomi séché (le tout en public). J'envisage de soudoyer le chauffeur pour qu'on fasse demi-tour, mais on est déjà arrivés. Entre-temps, les filles ont exigé environ deux cents pauses pipi donc les trois classes qui voyagent derrière nous savent ce qui est arrivé au rouquin du premier bus. Mais si tu sais, celui qui se teint en noir mais qui trompe personne. Ouais celui-là, eh ben vaut mieux pas l'approcher, il est radioactif aujourd'hui. Je me glisse donc dans la peau d'Asnia pendant toute une journée, et Dieu m'en est témoin, je ne bronche pas.
Une fois rentrés, j'appelle mutti:
- Allô baban? Ouais y'a une nana qui m'a vobi dezzus, du beux venir me chercher?
- Ah non tu te débrouilles, prends le bus!
Clic.
Maman?
Je monte donc dans ce MAUDIT BUS _c'est à peu près à ce moment-là que je me suis mis à haïr les transports en commun_ et me jette sur un fauteuil. Derrière moi, deux nanas changent de place "Oh ça pue c'est quoi cette odeur?!". Asnia doit mourir. ELLE DOIT MOURIR!
De retour chez moi comme un soldat rescapé d'une guerre bactériologique, mutti me mate comme si j'avais tourné klingon et me sort: "Mais qu'est-ce qui t'es arrivé?". J'avoue: j'ai pas eu le courage de lui répondre, j'ai foncé sous la douche.
Mais ce n'est pas fini lecteur: l'année d'après, j'étais allé en ville avec une potesse qui avait ramené tout son poids en échantillons de parfum. En classe, j'en ai généreusement aspergé Asnia qui a bizarrement protesté _je tiens toutefois à préciser que personne n'a arrêté mon geste. Ce fut le fin de mon duo avec Asnia.
22 mai 2008
Apparition furtive
Plus trop de post en ce moment je sais, mais je cherche quelque chose qui ferait office de grand retour, style je remets mon blog sur les rails. parce c'est pas qu'il se passe rien, c'est juste que je suis trop flemmard pour vous en faire profiter! Donc, dans le désordre, petit récapitulatif:
-J'ai remis la main sur mon ancien dictaphone, celui dont je me servais pour enregistrer les clodos pour mes dossiers à la fac (non non je n'ai pas fait que glander, même que je suis diplômé et tout le tremblement, mais c'est une autre histoire). Et là, au milieu des "non mais les squatts, c'est pas si mal" et les variantes "la rue c'est la liberté", j'ai droit à un magnifique "Les pommes faisaient rouli-rouli, les pommes faisaient rouli-rouniou", ou Marie chantant comme une demeurée. J'ai également retrouvé un enregistrement de rots, d'épisodes de Naheulbeuk, de grognements et de Nounours qui a savamment enregistré le silence.
-Nounours a fait une note de musique en pétant!! T'as vu lecteur, on nage en plein lyrisme ici, on est très à l'écoute des sons du corps.
-Mutti a fait des hamburgers et mon frère a éclaté le sien. Réaction de mère: "Tu m'as explosé le steack!".
-Moi à Nounours: "On regarde Basilic Instinct ce soir?"
-Esméralda m'a appelé SIX FOIS depuis que je lui ai baratiné un truc à propos de mon portable dysfonctionnel.
-J'ai fait le trajet A PIED depuis chez moi jusqu'à la banque pour finalement récupérer ma carte bleue qui était dans ma boîte à lettres.
05 mai 2008
Les pires hontes de ma vie
Histoire de perpétuer la haute et noble lignée du Tag, je vous
propose d'égréner le chapelet de la zone, d'énumérer bien précisément
la liste _plus que longue pour certains_ de nos déchéances _euh disons
en trois points. Voici mes pires hontes...
1/ Je suis allé à un carnaval déguisé en schtroumpf:
Je me souviens que dans le magasin, il y avait un costume de Charlie le
coq, et je l'avais réclamé, utopiste que je suis, à cor et à cris.
- Mon
chéri (c'était encore l'époque où ma mère pouvait m'appeler "mon chéri"
en public et me mettait des pulls Mickey), tu es encore trop petit
pour remplir le costume. Regarde, tu ne préfèrerais pas le super
costume de schtroumpf là-bas?
- Ouaaaaaaaaaaaaaaais!!
Et c'était méga sincère sur le coup! Je me souviens que dans la
voiture, je m'enfonçai le bonnet à mort jusque derrière les esgourdes
et que je parais icelles des gants blancs _histoire de parfaire la
panoplie, j'avais mis des lunettes mit fausse moustache_ sans
imaginer un instant ce qui allait suivre. Car une fois descendu de la
voiture, c'est là que j'ai pigé que j'avais un gros soucis niveau
cohérence. Déjà, j'avais vaguement remarqué que les gosses alentour
pavanaient dans leur costume Zorro ou leurs sensationneles robes de
princesses et panoplies de fées _de petites téméraires allant même
jusqu'à combiner les deux. Et quid de costume de schtroumpf à
cul rembourré mais je mettais ça sur le compte de ma créativité
démente. Mais une fois dans la place, il y a eu un grand silence, les
enfants un rien interdits et les parents bien choqués, voire carrément
outragés. Moi fatalement, j'ai pris ça pour une totale ovation et je me
suis mis à parler schtroumpf à mes petits camarades: "Il est
sctroumpfement beau ton déguisement Angélique, et le mien, il te
sctroumpfe?". Et là, la délicate Angélique est partie d'un rire de
gnou, traumatisant en soi pour un être qui n'avait somme toute pas
dépassé la quatraine. Je me suis dit que je devais avoir un mauvais
accent, mais les mômes dans un rayon de six kilomètres ont commencé à se
tordre de rire... J'ai jeté un regard effondré à ma mère et je l'ai
tannée pour que se trisse fissa! Un peu plus tard elle me sort:
- En quoi tu voudras te déguiser l'an prochain?
- En TUEUR!
2/ J'ai pété en classe:
Décidément, l'école est un bien chouette endroit pour perdre sa
dignité, tous âges confondus. C'est ainsi que, laissant vadrouiller mon
esprit et mes sphinctères, je gratifiai l'assemblée d'un généreux prout
à plus d'un million de décibels, décollant littéralement de ma chaise,
genre overcraft. Même moi j'ai été surpris par l'explosion (désolé pour
le langage plus que cru _éloignez les enfants de l'écran_ mais quand on
a subi ça, il faut vivre le malaise à fond pour SE LIBERER). Mon
voisin, indigné, a exigé de changer de place tandis que toute
l'assemblée s'est mise à hoqueter comme une meute de hyènes, même la
maîtresse était limite plus arrêtable. Et là, j'ai vu que Marie G. était en train de se bidonner elle aussi, et là jme suis dit "Merde, les filles ça pète pas!".
3/ Un voisin m'a vu danser nu:
Comme je vous dit! Nu! A l'exception d'un pauvre caleçon amputé d'élastique _pour mieux vous laisser imaginer comme il adhérait. J'étais dans le jardin de ma mamou et je chantais à m'en décrocher la mâchoire "MELISAAAAAAA NON NE PLEURE PAS! WHOUHOHOUHOHOUHO!!!", j'enttendais déjà l'hystérie collective du public ainsi que le pauvre cave qui s'était fait piétiner par tout ces fans avides de mon corps "OH OUI VAS-Y DONNE-NOUS DU PLAISIIIIIIIR!". J'avais même pris un arrosoir pour me faire un micro de la mort-qui-tue. Et là, le clou de mon spectacle: un double-low-kick en volte-face qui déchire sa mère _enfin dans ma tête hein, en vrai, j'ai juste fait une pirouette_ et là, le public s'est comme qui dirait gravement évaporé vu que je me suis retrouvé littéralement pif à pif avec le voisin d'en face, m'observant à travers le grillage, son sécateur figé à jamais dans un geste de découpage, le chapeau bralant.
Deux ans plus tard, mes grands-parents ont déménagé. J'ai recommencé à les voir.
Voilà! J'espère que vous vous êtes bien marrés, parce que moi non^^ Je refile le virus à Giu et à mon Nounours.